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2 janvier 2017 1 02 /01 /janvier /2017 22:08

 

Je vous avais déjà parlé du " Restaurant de l'amour retrouvé " du même auteur (Ito Ogawa) ici on retrouve à nouveau une magnifique histoire, de la poésie, mais aussi la réalité de la vie, avec ses coups d'éclats justement décrits, avec la beauté de la nature en fond, normal pour un roman japonais me direz vous...

 

Au fil des saisons on suit les personnages, une famille recomposée, les "Takashima", ils se sont installés dans un petit village de montagne loin de la ville, loin de Tokyo qu'ils ont renommé le " Machu pichu", ils y ont installé des chambres d'hôtes.

 

Ils ont leur propre constitution, la constitution "arc-en-ciel" :

" Ne jamais se mentir à soi-même.

Rire à gorge déployée une fois par jour.

Fêter nos joies et pleurer nos chagrins ensemble.

Ne surtout pas se forcer.

Quand ça va mal, hisser le drapeau blanc sans hésiter."

 

Il y a aussi quelques clins d'oeil à la cuisine japonaise, forcément ces moments là je les ai aimé .. et aussi des valeurs que je partage autour de la cuisine, oui parfois ce qu'on mange en terme de saveur n'est pas exceptionnel mais en terme d'émotions c'est une explosion " Le tamagoyaki de tout à l'heure, vous l'avez préparé rien que pour moi, de tout votre coeur. C'est pour ça qu'il était délicieux. Le goût était vraiment infect, mais pour Choko, c'était la meilleure omelette du monde.", je pense que c'est arrivé à tout le monde d'être déçu en mangeant ou en buvant un truc qu'on avait pourtant adoré la première fois .. oui parce que le contexte est différent, notre état d'esprit est différent, et, aussi, souvent, parce qu'il n'y a plus la découverte des "premières fois".

 

A chaque chapitre, la vision d'un autre membre de la famille.

 

Encore une fois je compare cet instant de lecture à la dégustation d'un bon thé, c'est doux, subtil, riche en émotions et ça laisse un bon petit goût à la fin, et un sourire qui reste accroché à nos lèvres car l'optimisme règne dans ce livre.

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12 février 2015 4 12 /02 /février /2015 06:35

 

 

 

 

Très bon petit roman japonais qui se déguste comme un bon thé.

 

 

Aucune prétention littéraire mais une belle histoire comme les japonais les aime, ce n'est pas drôle, ce n'est pas triste, c'est l'histoire d'une jeune femme qui apprend à accepter sa vie, aidée de sa passion, la cuisine, elle vit et retrouve un sens à son existence.

Elle décide d'ouvrir un restaurant, une seule table chaque soir, un seul menu, elle s'inspire la veille en recevant ses futures convives et ensuite imagine et créé un menu sur mesure, qui va réveiller tout un tas d'émotions enfouies, du jeune couple amoureux à la famille qui s'apprête de dire au revoir à leur aîné, Rinco arrive à faire de ce repas un moment unique et magique.

 

Avec une atmosphère typiquement japonaise, ce roman doux et drôle est un moment hors du temps, comme un rêve ..

 

Il a connu beaucoup de succès au Japon, il a même été adapté au cinéma par Mei Tominaga.

 

 

" Mon restaurant, je voulais en faire une endroit à part, comme un lieu déjà croisé mais jamais exploré. Comme une grotte secrète où les gens, rassénérés, renoueraient avec leur vrai moi. "

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12 août 2013 1 12 /08 /août /2013 18:17

 

 

 

Un très bon roman écrit par ma belle soeur et mon mari. ( Comment puis-je être objective? direz-vous .. )


Je n'affectionne habituellement pas les romans d'anticipation mais, ici, j'ai été séduite, les personnages sont très attachants, et on n'a pas l'impression d'être catapulté dans un monde improbable, ce qui fait tout le charme de ce livre.

Les personnages principaux : Gabriel et Sophia, nous entraînent dans leurs aventures et nous tiennent en haleine jusqu'à la dernière page.

C'est facile à lire et c'est un thème d'actualité : vivre mieux, vivre plus longtemps, et vivre en sécurité, enfin on a trouvé ! mais des meurtres étranges vont venir rompre ce calme et ce monde "parfait" ..

 

Pour plus de détails ( sur les auteurs, l'éditeur, l'achat, ... )  c'est ici

 

Bonne lecture !

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3 décembre 2012 1 03 /12 /décembre /2012 05:45

 

 

 

Ce roman est une bouffée de tendresse écrit par Barbara Constantine, romancière française contemporaine.

 

Tom a 11 ans, il vit avec sa jeune maman Joss dans un mobile-home, son quotidien : voler dans les potagers des voisins pour manger, aller à l'école, subir Joss et sa vie dissolue, ... autant dire que leurs conditions de vie ne sont pas idéales et le petit Tom se retrouve souvent seul ... jusqu'au jour où il rencontre Madeleine, 93 ans qu'il va sauver et se sauver ainsi lui-même.

 

Une jolie petite histoire actuelle, un petit jardin d'amour, de tendresse que je vous conseille de lire comme on me l'a conseillé il y a quelques temps. 

 


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2 décembre 2012 7 02 /12 /décembre /2012 10:03

 

 

 

Après "Maudit Karma" ici

David Safier, auteur allemand contemporain, nous emporte à nouveau dans ses délires avec ce roman d'amour, de tolérance et d'humour.

Je lis plus que je ne faits la cuisine en ce moment ... une autre passion tout aussi nourrissante et qui peut, comme un voyage, nous couper du temps et des casserolles!

 

Alors, laissez-vous tenter par cet auteur délirant qui ose parler de la mort, de la religion, de l'amour avec beaucoup de cocasserie.

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30 mai 2012 3 30 /05 /mai /2012 05:15

 

 

 

Après Fleur de neige ( 2007 ) et Filles de Shangai ( 2011 ) Lisa See nous replonge dans la Chine maoiste des années 50 avec Ombres chinoises.


Encore une fois un beau roman historique, on suit à nouveau les deux soeurs May et Perle, et la fougueuse Joy, fille de Perle.

Bouleversée par les secrets familiaux qu'elle vient de découvrir, Joy s'enfuit en Chine, inconsciente des dangers du régime communiste ...

 

Un roman qui mêlent " l'amour maternel ", " l'amour passion " et " l'amour patriote "


Lisa See est une écrivain américaine d'origine chinoise. Elle est née le 18/02/55 à Paris et vit à présent à Los Angeles, la ville où son arrière grand-père immigra lorsqu'il quitta son village chinois au début du siècle dernier pour y devenir le parrain de chinatown de Los Angeles.

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16 mars 2012 5 16 /03 /mars /2012 06:15

 

 

 

Après avoir bien ri avec "Prenez soin du chien" j'ai remis le couvert avec "Made in China".

 

Toussaint Legoupil, jeune homme de 25 ans, se met en quête de découvrir son identité, il a été adopté en Chine, un seul hic: il est noir.

Et, il veut savoir pourquoi ?

Juste une seconde, imaginez l'accent d'un gars chinois d'origine africaine élevé par un couple de provençaux pur souche ... moi ça me fait marrer ...

Je vous laisse quelques passages vraiment drôles, histoire que vous en profitiez aussi ( ^ _ ^ )


Page 49

" d'abord, il faut savoir que je me suis toujours méfié de Jésus. (...) C'est qu'il devait bien faire cinq kilos, l'horrible crucifix en bois massif que ma grand-mère avait cloué au-dessus de mon lit ..."

 

Page 73

" Mon araignée au plafond, ( berceuse hard rock )


J'ai une araignée au plafond

Elle trotte dans ma tête

Me grignote, fait des miettes

M'fait des trous dans l'carafon

Mon araignée au plafond.

 

J'ai une araignée au plafond

Quelque chose me chagrine

Du jus coule par mes narines

C'est p't'être mon cerveau qui fond?

Mon araignée au plafond. "

 

Page 75

Journal de Toussaint Legoupil - séance psy

" Je me méfie des moustachus. "

" C'est à cause de votre père? il est bien moustachu, n'est-ce pas ? "

" Pas seulement. Vous avez déjà réfléchi à cette question: qu'est-ce qui amène quelqu'un à porter une moustache ? Que se passe-t-il le jour où une personne décide de ne pas raser ces quelques poils supplémentaires? "

(...)

" On rase tout ou on ne rase rien, ça, je comprends! Alors que la moustache, c'est un acte de sélection de poils!

(...)

" En fait, vous êtes vraiment paranoïaque... Vous devriez prévoir une petite moustache pour masquer ça. "

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12 mars 2012 1 12 /03 /mars /2012 06:15

 

 

"Prenez soin du chien", J.M.Erre, éditions points, 2011

 

Un roman très, très, très drôle.

Je l'ai lu rapidement, 300 pages  en moins de 3heures .. j'ai commencé dans la salle d'attente de mon médecin où j'essayais de ne pas glousser trop fort et je l'ai terminé l'après-midi même chez moi où là je ne me cachais plus pour pleurer de rire.

On suit le quotidien d'Eugène Fluche, peintre sur coquilles d'oeuf et Max Corneloup, auteur de romans-feuilletons, ils habitent en vis à vis et leur loisir favoris : s'épier.

Ils ne se connaissent pas mais ils se détestent.

Une série de meurtres vient frapper leurs immeubles respectifs, les commérages vont bon train entre les concierges, les locataires, ...

Mais qui est le "crimier" ?

Quelques passages assez drôles ci-dessous si vous hésitiez encore à le lire ..

 

Page 45

" Je suis encore tombée sur Brichon dans l'escalier ! Elle est persuadée que nous sommes liés par un amour débordant pour les bestioles pleines de poils, et elle en profite pour m'infliger dès qu'elle le peut ses discours paranoïaques. Au menu du jour : sa coiffeuse et sa voisine.

La première rate systématiquement, et exprès biensûr, sa coupe et sa couleur, eh oui, et changer de salon ne sert à rien mon bon monsieur, car l'odieuse commerçante a passé le mot à toutes ses collègues de Paris et de la banlieue qui s'acharnent à l'enlaidir la pauvre madame Brichon, dont la vague ressemblance avec un être humain s'estompe chaque jour davantage. "

 

Page 71

"J'entre. Trois souris sont en train de grignoter mon tapis, côte à côte, dans la joie et la bonne humeur. (...) Je décide alors de passer à la discipline préolympique de lancer de ventouse débouche évier. C'est assez efficace pour casser des bibelots, mais ça n'a qu'un effet limité sur les rongeurs. (...) Ces bêtes ont le vice au corps. Il m'a fallu deux heures pour en choper une, et encore par hasard. Elle avait décidé de donner une démonstration de la puissance de son unique neurone en essayant de pénétrer dans une bouteille vide. Je l'ai trouvée, la tête enfoncée dans le goulot, en train de faire traverser le salon à un muscat de Rivelsaltes. "

 

Page 78

" Le passeur n'est pas passé, rien que le titre fait trembler. Une heure trente d'un spectacle sans égal. A faire s'écrouler la cinémathèque. (...) L'intrigue en elle-même se suit aisément. il s'agit des aventures tumultueuses de trois jeunes gens insouciants et passablement avinés qui décident un jour, vers midi, d'aller dormir dans une grotte. Soudain, vers midi quinze, la nuit tombe. Coup de bol, la grotte a l'éléctricité parce qu'elle se trouve juste à côté d'une centrale nucléaire. Les trois gogos commencent à se tripoter lorsque la lumière s'éteint. Une porte grince et on entend du bruit au grenier. Ce qui dans une grotte est effectivement inquiétant. Trois groupes de un se forment. Joss part explorer la grotte en quête du grenier ; Gertrude se dirige vers la centrale nucléaire pour vérifier les plombs ; Pat va pisser. "

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25 février 2012 6 25 /02 /février /2012 06:15

 

 

Maudit karma, David Safier 


Kim Lange, trentenaire, célèbre animatrice télé, mariée et maman d'une petite fille meure brutalement et de manière assez cocasse ... Elle se fait écraser par un lavabo venu de l'espace !


Elle se réveille en fourmi, et là, commence une aventure folle où elle essaie de comprendre la réincarnation et la manière dont elle peut agir sur son ancienne vie ... Un seul but : devenir un animal plus gros à chaque réincarnation.


" Je vit de nouveau la lumière. Plus brillante à chaque instant. "

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29 janvier 2012 7 29 /01 /janvier /2012 06:15

 

 

 

Doit-on encore présenter Eric-Emmanuel Schmitt ?

Page wikipédia ici

"Oscar et la dame en rose"  "Odette toulemonde" c'est lui ...

Ici, quatre nouvelles qui nous font réfléchir sur l'humanité, "quatre histoires pas si différentes qui traversent l'ordinaire et l'extraordinaire de toute vie" et une question récurrente à la fin de chaque nouvelle : pouvons nous changer ?


L'empoisonneuse

Dans un village la rumeur court, les enfants, les commerçants, tout le monde craint cette femme, "cette sorcière", qui aurait empoisonné ses maris .. L'arrivée d'un nouveau prêtre dans le village va bouleverser cette femme, alors tueuse ou pas tueuse ?

Le retour

A des milliers de kilomètres de la terre ferme, un marin apprend la mort de sa fille. Anéanti et sous le choc, il demande à son capitaine qui a reçu le message : " quelle fille ? j'en ai quatre "

Il devra attendre le retour à quai pour découvrir laquelle est morte. Il est dans l'attente, une attente affreuse qui le plonge dans l'angoisse et qui lui fait prendre conscience qu'il ne connaît pas ses filles.

Concerto à la mémoire d'un ange

Il s'agit du titre de ce recueil de nouvelles et il se trouve aussi que c'est un concerto pour violon composé par Alban Berg en 1935.

Dans cette nouvelle, deux hommes dont seule la passion du violon les unis, ils sont diamétralement opposés: Axel est plutôt doux et rêveur tandis que Chris est rempli de haine et d'égoïsme, un évènement tragique va tout perturber...

On les retrouve 20 ans après, " ils songèrent un instant au sort ironique qui, à partir d'un évènement, avait recyclé un salaud en altruiste, un saint en canaille "

" A son insu, il avait fait pire que tuer un innocent, il avait tué l'innocence. "

Un amour à l'Elysée

On découvre l'amour de la première dame de France pour son mari, le don de soi, les concessions, et parfois l'aveuglement de l'un comme de l'autre vis à vis de leurs sentiments.

Une belle histoire qui invite à prendre du recul et à se concentrer sur l'essentiel.

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